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La propriété intellectuelle n’existe pas

Par propriété intellectuelle, on désigne classiquement l’ensemble des prérogatives accordées sur sa création à l’auteur d’une œuvre de l’esprit. Il peut s’agir de propriété culturelle, concernant une œuvre (une chanson, un texte, une musique, une photo, une peinture, etc) aussi bien que de propriété industrielle, concernant une invention (innovation, dessin technique, marque, etc). Dans le premier cas, la propriété littéraire et artistique est régie par le droit d’auteur, les droits voisins du droit d’auteur et les droits sui generis sur les bases de données et dans le second cas par le droit des marques et le droit des brevets.

Pourtant, par essence, le concept de propriété intellectuelle ne devrait pas exister. En effet, le concept de propriété, i.e l’existence d’une prérogative exclusive sur une chose, ne peut pas s’appliquer sur quelque chose qu’on ne peut aliéner. En droit romain, le droit de propriété se décline en usus, fructus et abusus. Sur ce dernier point, il y a clairement défaut: comment-détruire une oeuvre de l’esprit? comment effacer une idée? Biensur, on peut détruire ou confisquer les supports, contrôler les moyens de copie et de diffusion. Cela est réalisable tant qu’il s’agit de supports physiques dont la conception est compliquée. Mais cela ce complique quand l’œuvre est immatérielle, ou sur un support électronique que l’on peut dupliquer à l’infini à un cout « epsilonesque ». Cela est impossible quand ce sont des personnes comme vous et moi qui véhiculent des idées (à moins de nous lobotomiser, ce qui ne semble pas forcément envisageable). La propriété intellectuelle est donc un concept qui n’existe pas et qui n’a pas de légitimité. C’est un abus de langage pour désigner les législations en charge d’établir la protection des auteurs et des créateurs face au mercantilisme. C’est une dérive sémantique.

 

Peut-on qualifier une violation de la propriété intellectuelle de vol? Propriété soustractive ou additive.

Dans mon immeuble, je range ma bicyclette. Si demain, mon voisin vient à me la pendre, je me trouverai fort dépourvu et piéton. Je me serai appauvri d’une bicyclette. Par opposition, si j’ai une bonne idée et que je la partage avec Pierre, j’aurai toujours mon idée, et Pierre aussi. Je ne me serai ni appauvri ni enrichi (enrichi peut être grâce au débat avec Pierre, car il peut ne jamais s’empêcher de tout discuter ce qui est utile pour faire avancer une réflexion). Il en est de même avec la copie de fichiers électroniques, et cela vaut pour la copie en général. Cela devrait faire réfléchir quand on parle de piratage.

La reconnaissance du droit moral.

Vous avez crée, inventé ou pensé quelque chose, et on vous a copié. D’ici, j’entends déjà venir les cris d’orfraie des auteurs en herbes. « Oui mais c’est mon idée; je l’ai eu en premier ». Certes. Très bien. Bravo. Vous méritez une reconnaissance morale perpétuelle quant à la paternité de votre leg à l’Humanité (pour le meilleur et pour le pire). Je ne vous le contesterai pas, je comprends la soif de reconnaissance comme moteur de motivation et je suis content pour vous; mais je doute qu’une idée jaillisse seule, ex-nihilo, aussi géniaux soient l’esprit et la pensée qui l’ont produit. Une idée nait forcement de l’échange, du vécu, de l’inspiration des autres, de l’amélioration des concepts et des choses existantes. Enfin, une pensée ne peut se construire que grâce à la langue, aux mots, qui sont l’œuvre changeante, collective et vivante de la société. Est-il bien légitime de prétendre à des prérogatives étendues pour un petit ajout à l’œuvre collective? Pensez-vous que personne n’a eu ou n’aura la même idée avant et après? Personnellement, je me pose la question. Toutefois, cette thèse est difficile à défendre en ce qui concerne la création artistique, l’unicité de l’œuvre étant intimement liée à la personne de l’artiste.

La protection du penseur contre le commerçant. Comment vivre de sa pensée.

Jusque là, on est probablement d’accord, mais si la propriété intellectuelle n’existe pas et que la libre circulation, copie et diffusion de toutes les créations intellectuelles est la règle, comment va t’on inciter à la création et à l’invention? Comment va t’on faire pour que ces mêmes personnes qui contribue à l’innovation ou au développement culturel de la société puissent vivre de leur travail? La question c’est posée très tôt, et déjà Condorcet dans les « Fragments sur la liberté de la presse » publiés en 1776 écrivait « Un homme a t’il le droit d’empêcher un autre homme d’écrire les mêmes choses que lui-même a écrites le premier? » et d’en conclure « Ainsi ce n’est point ici une propriété dérivée de l’ordre naturel, et défendue par la force sociale; c’est une propriété fondée par la société même. Ce n’est pas un véritable droit, c’est un privilège, […] » L’essence des lois de 1790, c’est de protéger l’écrivain contre l’éditeur, de protéger l’inventeur contre l’industriel, et bien plus tard, de protéger l’auteur compositeur contre les Majors. Ce n’a jamais été de restreindre la culture à une élite économique, ni de protéger la rente des Majors et des ayants droit face à un public contraint par l’arsenal législatif, ni de priver les bénéficiaires potentiels de nouveaux traitements ou d’innovations majeures pour soutenir des profits privés. L’esprit de lois concernant ce que l’on nomme à tort la propriété intellectuelle, c’est à dire le droit d’auteur et le droit des brevets, c’est de créer un cadre favorisant et dynamisant la création et l’innovation, pas une massue pour racketter le péquin lambda, ni faire fructifier les rentes de certains.

Le modèle économique et la situation de rente: le brevet et le droit d’auteur.

Le brevet, en quelque sorte, est un pacte social. Je divulgue mon invention à tous, et en échange j’obtiens l’exclusivité pendant plusieurs années (20 ans en général), pour en tirer si possible une rente de monopole grâce à la vente de licences ou à l’exploitation directe. Je ne rentrerai pas dans les détails du brevet, ni sur toutes ses critiques et défauts, ni dans le débat sur son efficacité selon les secteurs et selon la durée des cycles de recherche et développement, je n’ai pas assez d’informations à ma disposition pour trancher. Cependant, deux points me gênent particulièrement: l’exclusivité et le fait que les frais de recherche engagés sur le même point par d’autres acteurs soient purement annihilés par le brevet. Si je devais modifier aujourd’hui le système de brevet, je supprimerai l’exclusivité et je la remplacerai par un double système: soit un accord à l’amiable entre l’inventeur et l’industriel (équivalent de la licence) soit un pourcentage des bénéfices de l’industriel reversé à l’inventeur (pourcentage tranché par un tribunal de commerce par exemple). Il n’y aurait donc plus aucun frein à l’emploi d’un brevet. Par ailleurs, il faudrait pouvoir déduire du coût de la licence ou de ce fameux pourcentage des bénéfices reversés les frais de R&D déjà engagé sur le même objet avant la date de dépôt du brevet.

Le droit d’auteur est sensé être le pendant littéraire et artistique du brevet. Il n’en est rien. La simple raison que celui-ci s’applique toujours 70 ans après la mort de l’auteur (il s’applique donc entre environ 70 et 150 ans selon la date de publication et la durée de la vie de l’auteur), au profit de ses héritiers ou de ses ayants droit, me laisse pantois (surtout si on le compare à la durée d’un brevet). Ce n’est plus la recherche d’un équilibre entre la rémunération de la création et la partage de celle-ci, car par essence la littérature et l’art existent pour être partagés. Il s’agit de la plus simple et plus absolue création de rente. Et cette rente augmente d’autant plus que le coût marginal de production d’une œuvre numérique tend vers zéro…

Graphique sur l'évolution de la durée du droit d'auteur en France depuis 1791 (issu de Wikimedia commons)

Les débats que l’on voit aujourd’hui apparaitre avec HADOPI sont plus une question du maintient de la rente des ayants droit (en particuliers les Majors et les sociétés de gestion des droits d’auteur) que de la défense de la rémunération du travail créatif et des artistes. Avec l’apparition d’Internet, du numérique et face à la dématérialisation des supports culturels, cette rente basée sur le contrôle des moyens de diffusion (supports physiques, canaux de distributions) et le modèle économique qui en découle sont directement menacés. Et s’effondreront inéluctablement. D’une façon ou d’une autre, des textes législatifs et des contrôles policiers ne peuvent maintenir que sous perfusion un modèle économique qui n’est plus viable. Enfin, contrairement à ce qu’on nous dit dans le discours officiel, il est loin d’être évident que le fin du système traditionnel de contrôle et de commercialisation de la culture menace les artistes ou la création. Ceux-ci trouveront naturellement, et ont déjà commencé à trouver, d’autres modèles économiques pérennes et d’autres moyens de se financer, en se basant par exemple sur les représentations, les concerts ou d’autres plateformes ou types de diffusion.

La limitation temporelle de la propriété intellectuelle.

Comme on a vu précédemment, les prérogatives accordées par la société au travers du cadre juridique appelé abusivement propriété intellectuelle ne sont ni justes ni naturelles. Elles sont probablement nécessaires dans une certaine mesure, mais pas en l’état actuel. Heureusement, de par la loi et le bon sens, elles sont nécessairement limitées dans le temps: la finalité de toute œuvre intellectuelle étant de tomber inévitablement dans le domaine publique et d’enrichir le patrimoine universel de l’Humanité. Il faut juste se poser la question de la durée adéquate et de l’étendue de ces prérogatives. Pour reprendre la célèbre formule de Proudhon « La propriété, c’est le vol », pour l’instant, la propriété intellectuelle, c’est une escroquerie conceptuelle.

Catégories :Divers, Economie, Politique, Presse

XMind, un logiciel de mind mapping et de brainstorming

J’ai découvert en mai dernier XMind : c’est un petit logiciel open source de mind mapping édité par XMind Ltd. Après l’avoir utilisé à plusieurs reprises au cours des derniers mois, je suis convaincu de son potentiel et de son utilité (certains de mes camarades peuvent témoigner que je leur ai cassé les pieds avec) . Je vais donc vous le présenter plus en détail.

Le Mind Mapping, c’est quoi?

Tout d’abord, le Mind Mapping est souvent traduit en français par carte heuristique. C’est un joli mot mais à priori ça nous fait une belle jambe. Wikipedia, dans sa grande sagesse, nous rappelle que le mot heuristique vient « du grec ancien εὑρίσκω, eurisko, « je trouve » ». Il s’agit donc d’une carte d’idées ou carte mentale, ou encore carte conceptuelle ou schéma de pensée, qui est le plus souvent représenté(e) sous la forme d’une arborescence.

XMind est donc un logiciel qui permet de représenter très simplement ce genre de carte (voir ci dessous). Il est en particulier très utile pour organiser ses idées, préparer un projet, voir réaliser un brainstorming avec ses collègues.

 

Il peut permettre d’étayer une réunion ou un brainstorming en temps réel ou de réaliser facilement un petit compte rendu graphique. Pour ma part, je l’ai utilisé lors de mes différents stages pour faire la synthèse de réunions, pour m’aider à l’organisation et la présentation du travail mais aussi pour faciliter la gestion de projets en groupe.

En comparaison avec les autres logiciels de mind mapping (comme FreeMind ou MindManager), les points fort de XMind sont les suivants :

  • il est très simple de prise en main et quelques clics suffisent (majoritairement les boutons Enter et Tab) pour bâtir un arbre et l’organiser.
  • il est riche en options et en thèmes pour diversifier ses cartes (différentes structures de carte, icônes, flèches, structurations, mise en relief).
  • il est open source et multi-plateformes (et ça c’est déjà beaucoup) car écrit en Java et basé sur RCP (Eclipse Rich Client Platform).
  • le format est ouvert (format .xmind qui dérive du XML Document).
  • il est possible d’exporter ses cartes dans différents formats (Freemind, HTML, image .png et même en .pdf avec la version gratuite mais il faut ruser en utilisant l’imprimante virtuelle) et de les stocker/partager en ligne sur le site de XMind.
  • il est possible d’importer d’autre formats (Freemind, Mindmanager).

Enfin, ce logiciel a été primé à plusieurs reprises : il a été choisi comme « Eclipse RCP application 2008  » par la communauté de développeurs d’Eclipse, « Best project for academia 2009  » par la communauté de développeurs de SourceForge.net et séléctionné par PCWorld pour le « Productivity Software: Best of 2010 « .

Pour conclure, ce petit logiciel est très simple d’utilisation et très intéressant. Il peut vous offrir de nouveaux moyens pour développer vos idées, organiser votre travail ou illustrer une réunion. Je prends du plaisir à l’utiliser et je vous recommande vivement de le tester.

Vous pourrez télécharger XMind gratuitement sur xmind.net et trouver d’autres opinions sur ce logiciel ici et et des exemples de carte sur leur site.

Catégories :Divers, Informatique

HTC Wildfire, un petit smartphone qui joue dans la cour des grands

30 octobre 2010 2 commentaires

Quand on dit smartphone, on pense d’abord à l’iPhone et à sa célèbre mouture numéro 4. En bon geek qui se respecte, j’ai été un inconditionnel de l’iPhone à ses débuts, mais après quelques mois, le désir de changement et de nouveauté s’est fait sentir.

Heureusement pour moi (ou malheureusement, c’est selon), ce dernier a succombé prématurément à ses blessures suite à une chute lors d’une soirée mouvementée. La question suivante s’est donc posée au smarthone-dépendant que je suis : dois-je réinvestir une somme prohibitive dans le grigri de la marque à la pomme ou me laisser tenter par les nouveautés des autres constructeurs?

J’ai finalement opté pour le taïwannais HTC et son smartphone HTC Wildfire. Le Wildfire, c’est le petit frère du HTC Desire, téléphone haut de gamme et concurrent direct de l’iPhone 4. A vrai dire, il n’a pas grand chose à envier à son grand frère, si ce n’est les détails techniques (comme le processeur, 528 MHz contre 1GHz, et la mémoire, 512 MB de ROM pour les deux et 384 MB de RAM pour le Wildfire contre 576 MB pour le Desire). Au niveau de la mémoire externe, il est équipé d’une carte microSD de 1875MB en série (et gère jusqu’à 32GB).

Au niveau de l’écran tactile, celui ci est plus que confortable (3.2″), même si il est légèrement plus petit que celui de l’iPhone (3.5″) et du HTC Desire (3.7″). Le tactile est un tout petit peu moins souple que sur l’iPhone mais en rien gênant. Vous devrez cependant faire attention avec vos gros doigts (tant que vous n’avez pas les paluches de Chabal, c’est bon). Je ne vais pas rentrer plus en détail dans les aspects techniques, ni faire de benchmarking, car vous trouverez toutes les caractéristiques techniques ici (à comparer avec celles du Desire ici et celles de l’iPhone 4 ici).

Une bonne nouvelle pour vous, c’est qu’il tourne sous Androïd 2.1 (Eclair) avec, confirmée par HTC (quelque part sur leur compte twitter… j’ai pas trouvé), une mise à jour vers Androïd 2.2 imminente (j’y ai cru aujourd’hui quand j’ai fait une mise à jour système mais apparemment non). Le bon coté, comparé à mon ancien iPhone, c’est que ça va vite et que ça gère le multi-tache (ne me parlez  pas de iOS4, sur un 3G ou 3GS, ça tue la bestiole). Au final,vous pouvez utiliser facilement plusieurs applications (4 ou 5, comme les mails, les widgets, FB, etc) sans ralentissement du téléphone.

Le deuxième bon point va à l’interface HTC sense (surcouche d’Androïd), très pratique et ergonomique, qui favorise « l’expérience tactile » (oui ce n’est pas de moi). On y retrouve les fameux widgets d’HTC. Ceux ci sont un vrai plus par rapport à l’iPhone et ses applications, surtout l’horloge météo, la barre de recherche google intégrée, FriendStream (mon préféré) un widget pour accéder en même temps à Facebook et Twitter, l’Agenda et les Actualités : plus besoin d’ouvrir une application, il suffit de glisser entre les différents écrans.

Un autre plus, dont je n’ai cependant pas trop l’utilité : le partage d’application; il est simplissime. Là, c’est à vous de convaincre vos copains d’acheter un HTC.

D’ailleurs, en parlant d’applications, vous trouverez tout le nécessaire sur l’Androïd Market, aussi simplement que sur l’iTunes Store. On y retrouve les grands succès de l’iTunes Store (AroundMe, SNCF Direct, Pages Jaunes, RATP, Air Controller, etc). Par ailleurs, je vous conseille d’installer, en plus des applications par défaut (GMail, YouTupe, GoogleMaps), l’excellent navigateur d’Opéra : OpéraMini.

Sinon, on va passer rapidement sur la connectique : Wifi IEEE 802.11 b/g (dommage pour le n), 3G, EDGE, GPRS, etc, rien que du bien classique (et normal) pour un smartphone. Il existe aussi une sortie jack 3,5mm pour les écouteurs (histoire de laisser tranquille votre voisin dans le métro ou le tramway) et une connectique microUSB (pour le connecter à l’ordinateur).

Au niveau de la batterie, il tient largement une journée en utilisation intensive et jusqu’à 5 jours sans les datas (quand vous êtes au milieu de nulle part par exemple).

De façon générale, il est d’une prise en main simple, mais tout de même un peu moins facile que celle de l’iPhone (il y a plus d’options et plus de possibilités de personnalisation). Pour la synchronisation, comme tout (mail, agenda, contact) passe par votre compte Google, plus besoin de le connecter à votre ordinateur. On regrette cependant que l’application HTC Sync (pour la musique et autre) ne soit disponible que pour Windows, et non pour Mac OS X ou Linux. Cela dit, vous n’avez pas besoin de cela (car le téléphone se monte comme une clé USB) pour ajouter de la musique et vous pouvez retrouver l’équivalent d’iTunes avec doubleTwist. On regrette aussi la synchronisation des signets, comme cela existe entre le Safari du Mac et celui de l’iPhone.

Pour conclure, le HTC Wildfire est un très bon produit et se classe très honorablement parmi les smartphones en cette fin de l’année 2010. Destiné à une clientèle plus jeune et moins fortunée (avec un prix nu autour de 250 euros et en dessous de 150 euros en renouvellement),  son prix en fait un smartphone abordable et très compétitif.

Catégories :Divers, Informatique, Smartphone

Logiciel libre, Open Source, GNU et autres joyeusetés.

Entre logiciel libre, Open Source, GNU, GPL, gratuiciel, etc, on a vite fait de se perdre. Pour ne pas perdre le Nord, et s’y retrouver un peu dans ce bazar, je vous propose de clarifier un peu le tout.

Pour commencer, qu’est ce que le logiciel libre ?

Le logiciel libre c’est un logiciel dont l’utilisation, l’étude, la modification, la copie et la diffusion sont autorisées sans contreparties.

schéma explicatif du logiciel libre

Pour garantir ces droits, en se basant le droit d’auteur, ces logiciels sont publiés sous des licences (autorisation unilatérale) dites libres : celles ci peuvent être de deux types : copyleft ou non-copyleft (par jeu de mot avec copyright). Une licence copyleft implique que ces droits soient préservés pour les logiciels dérivés. Une exemple populaire et bien connu est la licence GNU General Public License. Au contraire, la licence non-copyleft (comme la licence BSD par exemple) n’impose aucune restriction sur l’utilisation du logiciel, que ce soit vers des logiciels dérivés libres ou propriétaires.

Classification des licences

Par ailleurs, la liberté d’étude et de modification supposent implicitement d’avoir accès au code source du programme. Un logiciel libre est donc un logiciel Open Source.

Mais Open Source ne signifie pas seulement accès au code source : un logiciel définit comme Open Source doit répondre à 10 critères précis dont la libre redistribution, l’accès au code, la liberté de modification et de logiciels dérivés, la non restriction à un produit ou la neutralité technologique (vous trouverez la définition complète ici).

Mais alors où sont les différences entre logiciel libre et logiciel Open Source ?

Les différences sont faibles, voir techniquement infimes. Elles viennent historiquement d’une scission au sein de la communauté du logiciel libre, et donc d’une différence entre les définitions de la Free Software Foundation (crée par Richard Stallman autour du projet GNU) et de l’Open Source Initiative (autour du mouvement Open Source). Pour ne pas vous mentir, il s’agit en fait d’une belle petite guerre de paroisses.

Puisque on en parle, GNU c’est quoi ?

Pour rappel, le projet GNU est un projet de développement d’un système d’exploitation complet (type Unix) qui soit un logiciel libre. D’ailleurs, GNU est un acronyme signifiant GNU’s Not Unix.

Par opposition au logiciel libre, qu’est ce qu’un logiciel propriétaire ?

Un logiciel est dit propriétaire, ou privateur ou fermé si il ne respecte pas les 5 libertés de logiciel libre , à savoir utilisation, étude, modification, copie, diffusion.

Mais quel est le lien avec les logiciels gratuits et commerciaux ?

Et bien en fait, il n’y en a pas directement. De facto, l’accès aux sources, la libre utilisation, copie et diffusion font du logiciel libre un logiciel le plus souvent accessible gratuitement. On peut cependant rencontrer toutes les configurations : un logiciel libre dont l’accès (le support CD, clé USB, les services associés) est payant (par exemple la distribution RedHat de linux), un logiciel libre gratuit, un logiciel propriétaire gratuit (freeware), et une logiciel propriétaire et payant. Il faut bien comprendre que les concepts antinomiques sont libre/propriétaire (sur le terrain de la propriété intellectuelle et des libertés) et gratuit/payant (sur le terrain de la distribution et des aspects économiques), et que ceux ci ne se recoupent pas.

Pourquoi utiliser des logiciels libres ?

L’avantage du logiciel libre ne réside pas fondamentalement dans ses qualités techniques, mais avant tout dans les libertés qu’il permet. Le logiciel libre est, dans son aspect éthique, un bien commun crée dans l’intérêt général, et non pour servir des intérêts privés.

Au delà de cela, ce sont les communautés d’utilisateurs et de développeurs qui font la force d’un logiciel libre : ils assurent un suivi, des mises à jours, la sécurité avec la correction des failles et des bogues; il existe par ailleurs une large base d’utilisateur-testeur, aidant à l’amélioration du logiciel, et une relation utilisateur-développeur d’entraide. La force de cette communauté renforce la qualité technique du logiciel : plus de gens pour tester, vérifier, modifier, corriger et améliorer le code.

Une autre force des logiciels libres populaires (comme Mozilla Firefox, Thunderbird, et bien d’autres) est qu’ils sont le plus souvent disponibles sur de multiples plateformes (Windows, Mac OS X, GNU/Linux, etc).

Par ailleurs, dans la majorité des cas, les logiciels libres sont tournés vers les formats ouverts, qui ont une « vocation universelle » d’interopérabilité : plus de galère, entre vos différents ordis sous des OS différents si vous utilisez les mêmes programmes.

Mais comment les logiciels libres sont financés ?

Il faut aussi garder à l’esprit que le développement de logiciel à un coût : cela va s’en dire dans le cadre d’entreprises employant des programmeurs professionnels mais c’est aussi valable dans les cas où il s’agit de communautés de bénévoles. Dans ce dernier exemple de développement de logiciels libres, le fonctionnement des associations et des organisations, la promotion des produits, etc, ont un coût. Cela soulève de façon intéressante la problématique du modèle économique du logiciel libre et Open Source, et celui des SSLL (Sociétés de services en logiciels libres) : leurs modèles économiques sont avant tout liés à la notion de service comme la vente d’un savoir-faire et d’une expertise plutôt que à un droit d’usage sur un logiciel. Pour résumer le financement des logiciels libres se basent sur plusieurs aspects comme les services aux professionnels et aux particuliers (support, expertise, besoins spécifiques), les services en ligne, le mécénat, les bounties, la publicité et les dons.

Si le sujet vous intéresse et que vous voulez en savoir plus, je vous recommande de consulter le site de l’April (Association Pour la Recherche en Informatique Libre), association qui promeut et défend le logiciel libre.

Premiers pas!

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Ce blog a pour but de partager des astuces et des conseils liés à la sécurité informatique, à la protection des informations et de la vie privée sur le web et d’aider à la construction d’une identité numérique.

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